Depuis au moins 2010, la municipalité de Perpignan a poursuivi un programme de démolitions d’immeubles dans le centre ville selon ses propres objectifs, sans prendre en compte le fait que les édifices soient classés ou non à conserver au plan de sauvegarde.

Avec une perspective toujours la même, et que le maire lui-même a exprimé plusieurs fois dans la presse : « démolir, c’est bien », « démolir sans reconstruire, c’est bien », ce que nous voulons c’est « dé-densifier ». Peu importe ce que l’on démolit !

Avec cette politique, qui s’appuie sur une véritable institutionnalisation de la notion de « péril » sur des immeubles, systématiquement mise en avant mais dont les expertises sont sujettes à caution, pas moins de vingt immeubles classés à conserver au plan de sauvegarde et de mise en valeur ont été démolis.

Vingt autres (au moins) ont été également démolis, mais classés au plan de sauvegarde comme pouvant être « améliorés ou remplacés ». Cependant, dans la majorité des cas, ces immeubles ne sont pas remplacés, et laissent des vides béants dans le tissu urbain.

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Immeubles démolis en 2015 entre la rue de l’Anguille et la rue Saint-François-de-Paule (Perpignan). Un grand vide.
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Rue Carola, à l’emplacement d’immeubles démolis en 2016.
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